En avion à Périgueux

Hé oui, on peut aller en avion à Périgueux: non seulement, il y a un aéroport, mais il y a une ligne qui le dessert !! (La ligne c’est TwinJet)
Donc jusque là tout va bien, là où ça se complique, c’est quand on arrive au pied de l’avion… Enfin même un peu avant, parce que jusqu’à 5 minutes avant l’heure prévue pour le décollage la porte n’avait pas été annoncée !!!

Donc, au pied de l’avion (auquel on accède par bus), on découvre le dit engin:

Oui, c’est un petit truc à hélice: pour tout vous dire, on ne se tient pas debout à l’intérieur (et pourtant je ne suis pas grand) et il n’y a pas non plus de compartiment bagages au dessus des têtes.
La cabine de pilotage donne directement sur la cabine passager, et d’ailleurs c’est le commandant de bord qui vous annonce les consignes de sécurité (assez rapidement d’ailleurs, pas de démonstrations avec le gilet, juste une indication sur l’emplacement des sorties de secours).
Pas d’hôtesses non plus, donc pas de ‘PNC à vos portes, armez les toboggans et vérifiez la porte opposée’. Si on a faim, il y a des sandwichs dans un sac sur le premier siège de l’avion.
Gros avantage, pas de problèmes pour avoir un hublot: tout le monde en a un !!

Après, tout va bien, il faut juste avoir le coeur bien accroché, l’avion étant très sensible au coup de vent, et notamment à l’atterissage avec vue direct sur la piste via le cockpit !!

A l’arrivée, je me suis fait avoir… Pas de taxi, tous les passagers (une quinzaine environ) étaient venus avec leur voiture personnelle…Sauf un qui avait commandé son taxi (le malin !!). J’ai donc demandé au taxi d’appeler un de ses collègues. Ce qu’il fait et il me dit qu’il arrivera dans 15 minutes. Je commence donc à attendre. Au bout de 10 minutes, l’aéroport ferme (si,si, lumières, tour de clés…) et je me retrouve seul dans le noir et toujours pas de taxi. Au bout de 30 minutes, ne voyant rien venir, j’utilise la fonction pages jaunes de mon téléphone portable (grâce lui soit rendu !) pour trouver un taxi acceptant de m’emmener sur Périgueux.

Pour le retour, rien de très différent: le même avion, la même présentation, un vol à 18000 pieds (c’est l’avantage de voir la cabine de pilotage) et un superbe atterrissage.
Le truc marrant, c’est que la carte d’embarquement à Périgueux, il faut la rendre avant de monter dans l’avion ! D’ailleurs, c’est la même personne qui fait l’enregistrement et l’embarquement !!

A Périgueux, on mange bien (cuisse de Canard et Pommes de terre cuites à la graisse). Et on rencontre de vrais gars du coin avec béret et veste en mouton !! La vraie France!